Coronavirus: Les fédérations sportives internationales touchées se saisissent de l’offre de prêt de la Suisse

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Nairobi, Kenya, 7 juin – Environ deux tiers des fédérations sportives internationales basées en Suisse ont profité des prêts gouvernementaux qui leur ont été proposés pour atténuer leurs problèmes de trésorerie créés par la pandémie de la Covid-19.

C’est ce qu’a affirmé Francesco Ricci Bitti, président de l’Association des fédérations internationales des sports olympiques d’été (ASOIF), l’organisation sportive basée au Royaume-uni, SportsBusiness.

Le système de prêt a été annoncé par le gouvernement suisse le 31 mai dernier avec l’aide en partie couverte par le Comité international olympique (CIO), qui est basé à Lausanne.

Du côté du gouvernement, nous avons deux types de programmes. L’un est le système d’aide au chômage temporaire et permanent et l’autre est le prêt gratuit », a déclaré Mme Bitti aux médias.

« Nous agissons dans les deux sens et environ deux tiers [des fédérations internationales] ont saisi l’opportunité du prêt ».

Le CIO fournit en outre, une aide remboursable allant jusqu’à 150 millions de dollars aux fédérations internationales, aux comités nationaux olympiques et aux « entités reconnues par le CIO ».

Les 32 fédérations internationales qui font partie du programme sportif Tokyo 2020 – quel que soit le lieu de leur siège – peuvent bénéficier du soutien du programme du CIO.

Les fédérations internationales qui sont très dépendantes des revenus olympiques ont été particulièrement touchées par le report de 12 mois des Jeux de 2020 à Tokyo.

Le programme du gouvernement suisse est principalement conçu pour soutenir les fédérations internationales dont les propres événements ont été annulés ou reportés. Le soutien du CIO vise à aider les fédérations internationales qui sont en difficulté après le report du paiement des recettes olympiques.

M. Bitti a fait remarquer: « Le problème, c’est le cash-flow et les prêts gratuits tentent de le résoudre. C’est une question de temps et j’espère que le temps [que dure la Covid-19] ne sera pas si long, mais la trésorerie était le problème principal ».

Il a cependant insisté sur le fait que les finances des fédérations internationales restent solides.

« En général, la situation financière des fédérations semble très positive. Nous avons des fédérations qui ont des réserves [de liquidités] », a-t-il ajouté.

« La durée de cette crise est très importante. Si, comme prévu, la situation s’améliore, je pense que toutes les fédérations pourraient très bien survivre à mon avis ».

Il a également souligné que la dépendance des fédérations internationales vis-à-vis du financement du CIO a diminué de façon « spectaculaire » entre les Jeux Olympiques de Sydney 2000 et ceux de Rio 2016, et ce sur une période où la contribution du CIO a augmenté de 80 % en termes financiers.

Le programme de prêts de la Suisse aux fédérations internationales est couvert à parts égales par le CIO et les autorités fédérales et cantonales.

L’enveloppe de 150 millions de dollars ne signifie pas que le CIO n’envisagera plus d’avances en espèces aux fédérations internationales.

La Fédération internationale de canoë basée à Lausanne a récemment approuvé différents scénarios budgétaires en réponse au report de Tokyo 2020, y compris la possibilité que les Jeux olympiques n’aient pas lieu du tout en 2021.

Le régime d’aide remboursable du gouvernement suisse n’est pas accessible au CIO lui-même, à la Fifa ou à l’Uefa, étant donné leur poids financier et leurs réserves existantes.

La Fifa, basée à Zurich, qui disposait de réserves de trésorerie de 2,74 milliards de dollars américains selon ses derniers comptes, a annoncé son propre programme d’urgence de 150 millions de dollars américains pour ses 211 fédérations nationales membres.

Sourcehttp://www.infosplusgabon.com