« Je ne voulais même plus que mon mari m’embrasse » : les traumatisés du déconfinement

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Même si le quotidien a repris, certains sortent encore peu de leur coquille. D’autres plus du tout.

COVIDー19 | Depuis que la France est déconfinée, chacun a son avis sur le degré de risque acceptable. Et c’est rarement celui du voisin. « Je ne voulais même plus que mon mari m’embrasse » : les traumatisés du déconfinement

Même si le quotidien a repris, certains sortent encore peu de leur coquille. D’autres plus du tout

Article réservé aux abonnésPorter ou ne pas porter le masque… Issy-les-Moulineaux, le 30 avril 2020. Sandrine Mulas / Hans LucasQuand ses amis lui ont proposé de retourner boire un verre, mi-juin, Jessica n’avait pas prévu que la soirée la marquerait autant. La jeune femme venait de passer deux mois confinée dans sa maison, près de Cherbourg, avant de reprendre son emploi de conductrice de car scolaire. Elle pensait, tout au plus, être un peu sur le qui-vive.

« Dire que je n’étais pas à l’aise est un euphémisme. Il y avait des gens partout. Au moment des retrouvailles, j’étais la seule à ne pas faire de bises. Dans le bar, personne ne portait de masque, même pas le personnel ! Ça m’a fait du bien de sortir, mais j’ai quand même eu l’impression que le Covid n’existait plus… »

Les mêmes craintes ont saisi Annie, mère divorcée de la région lyonnaise, qui s’accommodait très bien de son job de comptable en télétravail. Mi-avril, lorsqu’elle a appris que le déconfinement pourrait être synonyme de retour en classe pour sa fille de 9 ans, elle a paniqué.

« A ce moment-là, on était encore en pleine épidémie, il me semblait totalement aberrant de remettre Margot à l’école. »Finalement,après beaucoup d’hésitations, l’enfant a retrouvé fin juin sa classe de CM1.

Source: http://headtopics.com