Covid-19 : Un nouveau variant potentiellement résistant aux vaccins inquiète

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Alors que le variant Delta demeure au centre des inquiétudes, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a fait part, le 31 août, de ses inquiétudes sur le potentiel létal du variant baptisé « Mu ». Avec une forte prévalence en Colombie et en Equateur, il a déjà été détecté en France. L’OMS assure qu’il pourrait présenter des résistances aux vaccins.

L’OMS dit surveillé le variant Mu qui présente un risque d’échappement immunitaire.

Le 31 août, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a dit être préoccupée par 4 variants du SARS-CoV-2 responsable du Covid-19 (Alpha, Bêta, Gamma et Delta) et surveiller 5 variants qui pourraient avoir des conséquences dramatiques. Parmi eux, le B.1.621 baptisé « Mu ». Détecté pour la première fois en janvier dernier en Colombie, en Amérique du Sud, le variant Mu a depuis lors été signalé dans d’autres pays d’Amérique du Sud et en Europe y compris en France.

Si l’OMS note que la prévalence mondiale de ce variant parmi les cas séquencés a diminué, puisque actuellement inférieure à 0,1%, elle explique que sa prévalence en Colombie (39%) et en Equateur (13%) a constamment augmenté. Le plus inquiétant, souligne l’organisation, c’est que le variant Mu présente des mutations qui pourraient indiquer un risque d’«échappement immunitaire». En clair, une résistance aux vaccins.

Mu est déjà en France

Les variants à suivre, selon l’OMS.

Si à travers le monde, les autorités en charge de la riposte contre le Covid-19 assurent que «se faire vacciner, c’est se protéger soi-même et protéger les autres» ; d’autant plus que bien que le vaccination n’immunise pas, elle réduit le nombre de cas graves et de décès pour les plus alarmistes, ces mutations pourraient bien remettre en cause ce principe. Dans sa classification, l’OMS range au nombre des variants à suivre (VOI), ceux qui présentent des modifications génétiques susceptibles d’affecter les caractéristiques du virus (transmissibilité, gravité de la maladie, échappement immunitaire, capacité d’échapper au diagnostic ou au traitement) ; et qui sont à l’origine d’une transmission communautaire importante.

Soit, plusieurs foyers de Covid-19 à travers le monde entraînant une prévalence relative croissante, une augmentation du nombre de cas dans le temps, voire d’autres conséquences épidémiologiques observables faisant craindre un risque émergent pour la santé publique mondiale.

Au Gabon, depuis l’apparition de nouveaux variants qui à chaque fois font craindre le pire, seule la découverte du variant britannique avait été annoncée en février dernier par le ministre de la Santé. Si après cette sortie Guy-Patrick Obiang n’a plus jamais communiqué sur la présence ou non des variants dans le pays, il a quelques mois plus tard alerté l’opinion quant à la survenue d’une 3e vague dans le pays, entre fin août et début septembre. S’il soulignait que cette recrudescence des cas pouvait être stimulée par la présence du variant Delta qui touche à ce jour 173 pays à travers le monde, depuis quelques jours l’on observe une augmentation du nombre de contaminations avec des taux de prévalence atteignant la barre de 1% après plusieurs mois au-dessous de 0,5%. Officiellement, la présence du variant Delta n’a pas encore été signalé mais cette alerte de l’OMS sonne pour les blouses blanches, comme un appel au respect strict des mesures anti-Covid.

Source :http://gabonreview.com