Mort d’une adolescente. Une enquête ouverte pour déterminer s’il y a lien ou non avec la vaccination

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Une lycéenne est décédée quelques jours après avoir reçu sa deuxième dose du vaccin Pfizer à Gardanne (Bouches-du-Rhône). Pour l’heure, rien ne permet d’établir un lien entre les deux mais son cas a été signalé à la pharmacovigilance, comme le prévoit le protocole.

L’Agence régionale de santé et le parquet d’Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) annoncent avoir ouvert une enquête après le décès d’une lycéenne de Gardanne, rapporte le journal 20 Minutes. La jeune fille aurait fait un malaise dans son établissement scolaire le 20 septembre. Elle a été transportée au centre hospitalier d’Aix-en-Provence où elle est décédée le lendemain, rapporte sa tante, dans les colonnes de 20 Minutes . Onze jours plus tôt, l’adolescente avait reçu sa deuxième dose de vaccin contre le Covid-19.

« Trop tôt pour savoir s’il y a un lien ou non »

Rapidement, le décès de la jeune femme a été largement commenté sur les réseaux sociaux. Certains internautes mettant en lien sa vaccination avec sa mort. Pour autant, rien ne prouve un lien entre les deux événements. « Des analyses médicales et pharmacologiques sont en cours », a déclaré l’ARS à 20 Minutes. L’agence de santé ajoute qu’il est « trop tôt pour savoir s’il y a un lien ou non » entre ce décès et la vaccination.

Le parquet d’Aix-en-Provence annonce ouvrir une enquête afin de préciser justement les causes du décès et de diligenter une autopsie. Celle-ci a déjà été en partie réalisée mais des analyses complémentaires sont toujours en cours, notamment au niveau anatomopathologique et toxicologique. « Cela prend un peu de temps », précise le procureur de la République d’Aix-en-Provence dans les colonnes de 20 Minutes.

L’hypothèse d’une embolie pulmonaire évoquée

Les circonstances de son décès restent floues et aucun rapport d’autopsie n’a pour le moment été rendu, d’après Libération . Le quotidien parisien précisé qu’une source proche du dossier évoque une « l’hypothèse d’une embolie pulmonaire » (obstruction d’une artère pulmonaire par un caillot sanguin) qui serait privilégiée.

Si un sur-risque de thrombose a été établi pour certains vaccins contre le Covid-19 pour les jeunes, ce n’est pas le cas des vaccins à ARN Messager tel que celui de Pfizer injecté à cette jeune fille. À ce jour, seuls les vaccins Moderna et Pfizer sont autorisés pour les 12-17 ans. Et s’il s’agit bien d’une embolie pulmonaire, elle peut être provoquée par d’autres facteurs tels que le tabac ou la contraception. L’enquête devra le déterminer.

L’ANSM (l’Agence nationale de sécurité du médicament) se veut plutôt rassurante sur la sécurité du vaccin pour les jeunes de 12 à 17 ans. « Au 16 septembre 2021, plus de 4,5 millions d’entre eux ont reçu au moins une injection. Au total, 591 cas dont 206 graves ont été rapportés après la vaccination. Aucun signal spécifique n’a été identifié chez les sujets les plus jeunes », précise-t-elle.

Source :http://ouest-france.fr