Covid-19 : l’Institut Pasteur affiche un « optimisme prudent » sur l’évolution de l’épidémie

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Quel est l’impact du refroidissement des températures sur l’évolution du Covid-19 ? D’un relâchement possible des gestes barrières ou d’une baisse de l’efficacité des vaccins ? Dans ses dernières modélisations, l’Institut Pasteur affiche un « optimisme prudent ». La propagation du virus « est difficile à anticiper et la dynamique de l’épidémie peut changer rapidement », prévient l’Institut dans ses dernières modélisations publiées vendredi. Différentes hypothèses sont envisagées pour les mois à venir: Pasteur anticipe notamment « une couverture vaccinale de 81% chez les adolescents et 90% chez les adultes courant décembre ».

Il table sur une variation des taux de transmission liée aux conditions climatiques comprise entre 20% et 40%. Il prend en compte différents scénarios reflétant l’effet d’un relâchement plus ou moins important des gestes barrières. Quant à l’efficacité des vaccins et son impact du variant Delta, l’Institut Pasteur fait l’hypothèse que la vaccination réduit le risque d’hospitalisation de 95%.

Des mesures « contraignantes » peu probables

« Ces modélisations poussent à un optimisme prudent », écrivent les spécialistes de l’Institut. « Grâce à la couverture vaccinale élevée, il ne sera a priori pas nécessaire de réinstaurer des mesures très contraignantes type couvre-feu ou confinement ». Si les mesures et comportements actuels sont maintenus, il ne s’attend donc pas à une « reprise importante de l’épidémie, même lorsqu’on prend en compte le refroidissement des températures ».

Dans les scénarios où « les gestes barrières sont partiellement relâchés », comme cet été, l’épidémie est toujours susceptible de « générer une pression importante sur le système hospitalier », nuance-t-il. Une pression qui pourrait encore s’accroître dans le cas d’une épidémie de grippe concomitante. « La diminution de l’efficacité vaccinale au cours du temps ou l’émergence d’un nouveau variant sont susceptibles de dégrader ces projections », prévient encore Pasteur. Il peut aussi exister des disparités régionales : ainsi « dans les zones où la couverture vaccinale est plus faible, l’impact sur le système hospitalier pourrait être supérieur » à celui anticipé au niveau national, ajoute-t-il.

Source :http://laprovence.com