Coronavirus : La France peut-elle échapper à la 5ème vague ?

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Une menace prise au sérieux. Alors que de nombreux pays européens sont durement touchés par la cinquième vague épidémique, l’Hexagone semble encore relativement épargné.

L’Union européenne a en effet expliqué que la situation était «très inquiétante» dans une dizaine de pays, comme les Pays-Bas, la Belgique ou encore la Bulgarie. Dix autres pays ont été catégorisés comme «inquiétants», à l’instar de l’Allemagne et de l’Autriche. Reconfinements, généralisation du télétravail… Les gouvernements du Vieux Continent sont donc sur les dents pour éviter une reprise massive de l’épidémie, poussant la France à redoubler d’efforts si elle veut éviter de vivre le même scénario très prochainement.

L’heure n’est pas encore à de telles réglementations dans l’Hexagone, mais les chiffres montrent que l’épidémie reprend progressivement de la vigueur. Le nombre de cas positifs est en effet en hausse constante depuis début novembre. Le taux d’incidence, par exemple, est repassé au-dessus de 100 pour la première fois depuis deux mois alors que le seuil d’alerte est de 50. De plus, les hospitalisations en soins critiques ont augmenté de 10 % par rapport à la semaine dernière (concernant avant tout les personnes non vaccinées).

L’HIVER EN CAUSE ?

S’il est encore trop tôt pour parler de véritable vague épidémique, au même titre que les quatre premières, il est donc évident que la situation sanitaire se dégrade dans le pays. «La circulation concerne tout le monde, que ce soit les vaccinés ou les non vaccinés», a expliqué sur CNEWS l’épidémiologiste Martin Blachier, rappelant qu’avoir reçu ses deux ou trois doses n’empêche pas de tomber malade, ni de transmettre le virus, mais protège contre les formes les plus graves.

Selon lui, la dégradation est avant tout causée par la saison hivernale, et devrait se poursuivre. La faute notamment aux habitudes des Français, qui privilégient de plus en plus les lieux clos et non ventilés, ce qui favorise la circulation du virus. Bien aérer les pièces de vie ou encore respecter les gestes barrières sera donc particulièrement important en cette période de l’année où le froid s’installe.

DES MOTIFS D’ESPOIR

Pour se défendre, la France mise sur la vigilance. Le pays s’est doté, contrairement à certains de ses voisins, d’un arsenal de mesures pour lutter en amont. Ainsi, 74 % des Français ont complété leur schéma vaccinal, ce qui devrait limiter le nombre d’hospitalisations malgré le nombre de malades en hausse, comme le confirme un bulletin publié la semaine dernière par Santé publique France.

A cela s’ajoute le lancement de la campagne pour l’injection d’une troisième dose qui s’ouvrira pour les 50-64 ans dès le 1er décembre, dans le but de protéger durablement contre la maladie. D’autres mesures sont récemment venues renforcer l’arsenal contre la maladie, à savoir la prolongation du pass sanitaire jusqu’à l’été 2022, ou encore le port du masque dans les écoles, à nouveau obligatoire depuis lundi.

Et le gouvernement ne souhaite écarter aucune solution. Son porte-parole Gabriel Attal a ainsi expliqué sur France 2 qu’il n’excluait pas un recours au confinement si besoin, bien que ce scénario ne soit pas encore sur la table. En espérant que les mesures citées plus haut éviteront d’en arriver là.

Source :http://cnews.fr