Covid-19: en Corée du Sud, les mesures sanitaires entraînent des discriminations

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La Corée du Sud est souvent présentée comme un modèle dans la lutte contre l’épidémie, mais les mesures sanitaires ont aussi donné lieu à certaines discriminations. Certaines régions ont rendu des tests PCR obligatoires uniquement pour les travailleurs étrangers. Impossible également de faire reconnaître son vaccin s’il a été fait en dehors du pays. Une différence de traitement qui déplait aux résidents étrangers du pays.

Ce lundi 15 novembre, la ville de Gimhae a rendu le test PCR obligatoire pour tous les enfants étrangers d’une centaine de crèches de la municipalité. Face aux critiques, la décision a été annulée, mais c’est une nouvelle mesure sanitaire qui cible uniquement les étrangers, ce qui agace ce Sénégalais résident de la capitale. 

« Je pense que leurs demandes ne sont pas ‘open’ et que nous vivons tous les jours la même situation, déplore-t-il. C’est du genre « n’insiste pas »… Et je ne peux pas concevoir que, quand tu es vacciné, par exemple au Sénégal, et quand tu viens ici, on ne reconnaît pas ton vaccin. C’est du n’importe quoi. »

Un problème qui devrait être réglé avant l’an prochain

Depuis quinze jours, un passe sanitaire est obligatoire pour entrer dans les salles de sports ou les discothèques. Et les autorités reconnaissent uniquement les vaccins faits en dehors du pays pour les ressortissants coréens, pas pour les étrangers. C’est le cas de cette étudiante française : « Ici, je n’arrive pas à faire reconnaître ma vaccination. Cela ne m’a pas posé tant que ça de problèmes, puisque je ne suis là que depuis récemment, mais par exemple, on n’a pas pu rentrer dans un bar, un jour, avec mes autres amis. On était tous vaccinés à l’étranger, mais du coup ce n’était pas reconnu, donc on n’a pas pu entrer. » 

Une différence de traitement difficile à expliquer, car le pays délivre des exemptions de quatorzaine pour certains étrangers vaccinés hors Corée. Les autorités affirment que le problème sera réglé d’ici la fin de l’année.

Source :http://rfi.fr